We are family

Salut salut mes bonbons au miel !

Attendez deux secondes je me dévisse cet horrible sourire hypocrite du visage, vous ne méritez pas ça.

Ne vous en faites pas il est spécialement réservé à ma famille car oui je suis en chemin pour quelques vacances dans le sud ! Youpiiiii !!! Ou pas…

Comment dire, j’adore le sud, pour les vacances uniquement bien évidemment mon coeur appartient à Paris, et j’adore ma famille, pour les trois premiers jours de mon séjour quand je n’ai pas encore envie de les étrangler dans leur sommeil.

C’est bon vous comprenez pourquoi je m’entraîne à mon faux sourire ?!

Je sais il faut savourer chaque moment avec eux et apprécier tout ce qu’ils font pour nous car ils ne veulent que notre bien et donneraient leur vie pour nous … Bla-bla blablabla !

Certes mais ! Avouez qu’ils sont quand même plutôt chiants. Faites pas les innocents je suis sûre que vous avez les mêmes.

A chaque fois c’est la même chose, je peux déjà vous décrire les grandes lignes de mes vacances sans même les avoir vécues.

Pour commencer ils seront adorables, ils vont venir me chercher à la gare, Avignon c’est joli ça met de bonne humeur, quelques rayons de miel et de soleil (bravo la référence).

Et dès le lendemain ça se gâte ! Dans la tête de ma mère c’est comme si je n’avais jamais quitté la maison. La table ! Ok je peux faire un effort je ne suis pas en all inclusive sauf que je ne vis plus ici depuis presque 10 ans et aux dernières nouvelles maman tu ne m’as pas pondu avec un radar à nappe et autres conneries.

Ensuite vient la partie ménage, et je sais que retourner chez nos parents nous pousse à régresser donc je suis en partie fautive, mais j’ai l’impression de retourner à ma période ado.

Tu aurais au moins pu passer l’aspirateur … Tu n’as pas vidé le lave vaisselle ?!

Non en fait je pensais venir en vacance et je n’ai pas pensé que ça signifiait renoncer à ma première grasse matinée pour astiquer des bibelots.

Bref vous l’aurez compris les vacances en famille c’est une guerre de chaque instant qu’on ne gagnera probablement jamais.

Mais le pire arrive …

Vos parents vont se réserver le droit, que dis-je le devoir, d’analyser votre vie dans les moindre détails. Là il y a deux écoles, si vous sortez tout juste des études c’est la réussite professionnelle qui comptera, si en revanche vous avez déjà un travail et bien pas de chance il est grand temps de pondre !

Malheureusement pour moi je fais partie de la seconde catégorie, pire encore je suis de cette génération qui voit les années passer sans jamais s’inquiéter et qui pense que trentenaire rime avec fête ce qui me laisse pas mal de temps devant moi.

Et ça ce n’est pas vraiment au goût de tous. « Tu sais il faudrait peut-être réfléchir à te poser », « mais tu ne veux pas rencontrer quelqu’un et faire ta propre petite famille ?! », « ce n’est pas quand ta peau sera ridée que tu trouveras un homme ! ».

Bon je vous fais la version rapide mais vous avez compris le message : « Arrête de t’envoyer tout Paris et fais moi des petits-enfants ! »

Heureusement pour moi, ou pas, ma mère a appris à être plus fourbe, elle ne dira pas « Trainée deviens un peu plus responsable et pense à ton avenir tu te flétris à vu d’oeil », elle dira « Tu as vu que ta cousine (qui a trois ans de moins que toi) a emménagé avec son copain ?! Au fait tu vois toujours ce garçon … »

Techniquement je subis toujours autant mais j’ai appris à apprécier le jeu du sois plus bête que tu en as l’air « Oh c’est mignon c’est tata qui doit être contente ».

Si je peux vous donner un conseil rajoutez-en toujours plus, je pense que c’est le genre de sujet pour lesquels elles pensent qu’en vous agaçant vous entrerez dans le conflit et vous ne pourrez plus passer à côté de LA conversation.

Du coup s’il y a un moment où il faut être lâche c’est celui-ci car je suis désolée de vous l’apprendre mais vous ne serez jamais plus forte que son instinct de reproduction.

Avec un peu de chance j’aurais du soutien de mon père mais ça fait bien longtemps qu’il a compris qu’il ne pouvait pas vraiment lutter et que le disque tournait en boucle. En général il utilise la technique du « désolé j’étais concentré sur le film » ou plus efficace encore quand elle te prend en fourbe dès le réveil « je n’ai pas entendu avec le bruit de la cafetière » TRAITRE !

Ok ok je ne peux pas vraiment lui en vouloir quand moi-même je n’affronte pas le dragon mais quand même quoi ! Un père n’est-il pas censé protéger son enfant ?!

Oui j’en rajoute, bien évidemment ce n’est pas si dramatique, et je ne peux pas blâmer ma mère non plus, après tout elle ne veut que notre bonheur bla-bla blablabla …

Finalement j’attend à chaque fois l’argument indétrônable, celui qui tente de toucher la corde sensible de la culpabilité.

« De toute façon je ne suis pas prête d’être grand mère, entre toi qui n’aime pas les enfants, ton frère anti-mariage et le dernier qui vit encore à la maison … »

Eh oh ! On se calme sur les complaintes, ne l’encouragez pas ! Mes frères vivent dans le sud, c’est pas la même vie, ils ont qu’à en faire eux !

 

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